Méditation de pleine conscience: La Définition

Publié par Doc Hypnose le

Une photo exposant la méditation en pleine conscience

La méditation de pleine conscience est l’objectif de nombreuses pratiques méditatives anciennes, mais aussi de démarches psychothérapeutiques récentes.

L’origine de la méditation de pleine conscience

Voilà au moins 2 500 ans que la méditation est inscrite au coeur de la philosophie bouddhiste mais aussi dans l’Occident, mais avec un sens différent. Chez nous, la méditation suggère une longue et profonde réflexion, un mode de pensée exigeant et attentif.

Mais il existe aussi une seconde méthode beaucoup plus contemplative qui est celle utilisée actuellement pour aider et soigner. Le mot méditer vient d’ailleurs du latin meditari, de mederi, « donner des soins ».

→ L’objectif est simple : Observer simplement ce qui est une simple présence, mais éveillée (ressentir sans intervenir).

C’est cette attitude avec des capacités soignantes qui intéressent le monde de la psychothérapie et des neurosciences depuis quelques années.

Les premiers à l’avoir importée dans le monde de la psychologie scientifique, et lui avoir donné son rayonnement actuel, furent un psychologue américain, Jon Kabat-Zin, et un psychiatre canadien, Zindel Segal. En France elle s’est implantée jusque dans nos hôpitaux. Citons en France le psychiatre Christophe André.

Comment exercer la méditation de pleine conscience?

La méditation de pleine conscience n’est pas une pratique de relaxation.

Elle consiste à être plus présent à soi, à se laisser envahir par les bruits et les odeurs de l’environnement ainsi que par ses propres sensations.

À côté des exercices dits « formels »avec un guide * , les personnes sont également invitées à des pratiques informelles qui consistent à prêter régulièrement attention tout simplement aux gestes du quotidien : manger, marcher, se brosser les dents en pleine conscience, et non en pensant à autre chose ou en faisant autre chose dans le même temps.

* guide veut signifier en matière de santé un thérapeute expérimenté et confirmé car comme l’indique le psychologue Nicholas Van Dam :

« La pratique de la méditation [de pleine conscience] nécessite un ego solide. S’il est altéré par un trauma ou par une psychose, alors la méditation est contre-indiquée ‘’.

Nicholas Van Dam

→ IMPORTANT : Un diagnostic porté par un médecin permettra d’éviter ces écueils.

On peut aussi profiter des temps d’attente ou de transports pour se recentrer quelques instants sur sa respiration et sur l’ensemble de ses sensations. Ou prendre l’habitude d’accepter d’éprouver les émotions désagréables (après un conflit ou une difficulté) plutôt que de vouloir à tout prix les éviter, en passant à autre chose, que ce soit le travail ou une distraction, pour se « changer les idées».

→ Ne pas chercher à éviter le ressenti des émotions douloureuses ou les masquer, mais au contraire à les accepter sans les amplifier.

Il s’agit d’une sorte de philosophie de l’esprit, postulant que beaucoup de nos difficultés psychiques proviennent de stratégies inadaptées, fondées par ex sur le désir d’éradiquer la douleur (par le refus ou l’évitement).

Renoncer à ces stratégies permet souvent d’atténuer la souffrance aussi paradoxale que cela paraisse et certainement plus durablement.»

Quelques idées préconçues sur la méditation

  • On pense souvent que la méditation est une réflexion approfondie philosophico religieuse sur un sujet métaphysique comme la vie, la mort ou l ‘univers . En réalité, dans la méditation de pleine conscience, l’attention est portée sur le ressenti, corporel et sensoriel non verbal.
  • On pense souvent que la méditation consiste à faire le vide dans sa tête. En fait dans la méditation de pleine conscience, les instants sans mentalisation sont assez rares, et l’essentiel du travail consiste non pas à faire taire les pensées, mais à ne pas se laisser entraîner par elles, en les observant au lieu de s’y identifier.

L’objectif est de se rapprocher d’une «conscience sans objet défini», où l’esprit n’est engagé dans aucune activité mentale volontaire, mais tente de rester en position d’observateur distancié.

Ce n’est donc pas une absence de pensées, mais une absence d’engagement dans les pensées.

La méditation de pleine conscience, cherche avant tout à développer et à tester au quotidien un outil de régulation attentionnelle et émotionnelle, au-delà de toute forme de croyance.

  • On pense assez souvent que la méditation est un peu comme la relaxation ou la sophrologie. En réalité, dans la méditation de pleine conscience, on ne cherche pas à atteindre un état de détente ou de calme particulier (certaines séances peuvent même parfois être plus difficiles ), mais juste à intensifier sa conscience et son recul envers ses expériences intérieures.

Plutôt que de chercher à ne pas être en colère ou triste,par exemple on tend à observer la nature de ces émotions, leur impact sur le corps,les réactions comportementales qu’elles déclenchent.

On donne ainsi un « espace mental » à ses ‘’émotions négatives’’ ce qui permet d’en reprendre le contrôle, en leur permettant d’exister et de s’exprimer sans être amplifiées par la répression (ne pas les autoriser) ou la fusion (ne pas s’en distancier).

Exercer la méditation en pleine conscience est une expérience qui ne peut qu’être bénéfique pour vous. A l’instar de l’autohypnose, vous pouvez l’intégrer aisément dans votre quotidien.

Pour ceux qui habitent dans la région marseillaise, je serai très heureux de vous accueillir dans notre cabinet pour vous apprendre ses techniques.